25.02.2010
Taille des graminées ornementales
Comme vous le constatez certainement dans votre jardin, les températures plus douces de ces derniers jours, 10° dans la région de Tournai aujourd'hui, provoquent une reprise progressive de la végétation: les jonquilles, narcisses, muscari et crocus pointent le bout du nez.
Il en est de même pour les graminées ornementales qui entament une nouvelle saison. Si les plus grandes présentes à Obigies: les Miscanthus floridulus ont déjà profité de la taille, je poursuis ce travail important pour les autres variétés: Miscanthus Zebrinus et Red Silber, Stipa tenuifolia, Carex buchanï, Pennisetum japonicum.
Suivant le diamètre des chaumes, j'utilise des cisailles à buis, un sécateur ou le taille-haies pour les plus grosses touffes ( ici Miscanthus Red Silber ). Les chaumes broyés constitueront une paille de bonne qualité qui couvrira les plate-bandes et rejoindra les autres déchets organiques au compost.
20:36 Publié dans Graminées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : graminées ornementales, jardin écologique, un jardin d'obigies
19.02.2010
" Vivement le printemps ! "
C'est ce que se disent certainement ces deux moineaux surpris sur l' Acer palmatum.
A défaut de pouvoir travailler en période de gel, les conditions hivernales nous permettent de mieux observer nos petits visiteurs et de les surprendre à proximité des mangeoires qu'il faut bien prendre soin de réapprovisionner régulièrement.
19:05 Publié dans Oiseaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : oiseaux en hiver, jardin écologique, un jardin d'obigies
11.02.2010
Nettoyage et réinstallation des nichoirs
Si vous ne l'avez pas encore fait, il est temps de procéder au nettoyage et à la réinstallation des nichoirs. La pose de nichoirs permet de compenser le manque de cavités naturelles dont certaines espèces ont besoin pour nicher, surtout dans les nouveaux jardins ne comportant pas de dépendances, de vieux murs, de vieux arbres munis de cavités.
Vu les conditions hivernales actuelles, ceux-ci constituent des abris notamment pour les mésanges qui semblent s'y intéresser de nouveau. Lors du week-end de recensement des oiseaux organisé par Natagora, j'ai pu observer un couple de mésanges charbonnières bien décidées à s'installer dans le nichoir fixé au noyer, notre seul grand arbre du jardin.
Saviez-vous qu'un couple de mésanges capture 12.000 à 18.000 chenilles pour elles et leurs petits pendant la durée d'une nichée? Vous comprendrez aisément l'intérêt d' en profiter dans notre lutte écologique contre les insectes nuisibles.
Comme vous pouvez le constater sur la photo, que d'effort et de vols incessants furent nécessaires pour façonner ce nid contenant encore les oeufs de la saison passée. Pourquoi les oisillons ne sont-ils pas arrivés à maturité, je l'ignore mais ce nichoir est fixé à l'abri de jardin. Peut-être que mes allées et venues vers le potager ont dérangé le couple des parents.
Si vous désirez installer de nouveaux nichoirs, vous trouverez dans les commerces spécialisés des modèles différents vendus au profit d'associations de protection de la nature. Choisissez-les avec des ouvertures de diamètres différents, il est rare que deux couples d'une même espèce s'installent dans le même jardin s'il est de dimension réduite ( 50 m d'écart minimum nécessaire) mais deux espèces différentes peuvent s'installer dans le même arbre.
Les principales qualités d'un bon nichoir sont:
- un bois non poncé côté intérieur, d'une épaisseur d'au moins 2 mm
- un assemblage avec vis inoxydables sans autre trou que le trou d'envol dont le diamètre déterminera l'espèce occupante: 28 mm pour la mésange bleue, nonnette, noire et huppée, 32 mm pour la mésange charbonnière et le moineau friquet, 34 mm pour la sitelle torchepot qui redimensionnera le trou à son goût avec de la boue, 32 à 35 mm pour le moineau domestique, 34 mm par 32 (trou ovale) pour le rouge-queue à front blanc
- un toit étanche (zinc) avec une avancée pour protéger le trou d'envol contre la pluie
- une face amovible pour un nettoyage aisé
- un renforcement avec une plaque métallique autour du trou d'envol pour protéger des pics
- une petite aération par le fond pour évacuer l' infiltration d'eau.
Les différents modèles:
- Les espèces pré-citées apprécient les nichoirs de type boîte aux lettres
- Mais si vous voulez accueillir le rouge-gorge, la bergeronnette grise, le gobe-mouche gris et le rouge-queue noir, vous opterez pour un modèle semi-ouvert muni d'une ouverture de 140 mm de large par 70 de haut.
- Le grimpereau des jardins préfère un nichoir de forme triangulaire avec un trou latéral de 24-60 mm en haut.
- L'hirondelle de fenêtre s'installera dans un nichoir de forme semi-sphérique dont le trou d'envol aura 160 de large, 120 de profondeur et 170 mm de hauteur.
Encore quelques conseils:
- La hauteur conseillée pour les mésanges est de 2 à 4 m.
- L'orientation: le trou d'envol vers le sud, sud-est, à mi-ombre et à l'abri des pluies et vents dominants.
- Ne jetez pas vos nichoirs fendus, troués ou pourris, recyclez-les en abris pour les insectes (perce-oreilles) ou pour les araignées.
Si vous voulez en savoir plus, je ne peux que vous conseiller le livre passionnant:" Coccinelles, primevères, mésanges ... la nature au service du jardin de Denis Pépin et Georges Chauvin aux Ed. TERRE VIVANTE dont je me suis largement inspiré pour les détails techniques de cette note.
A bientôt pour d'autres conseils et astuces depuis un petit jardin d'Obigies.
11:30 Publié dans Oiseaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nichoir, jardin écologique, la nature au service du jardin de denis pépin et georges chauvin, un jardin d'obigies
03.02.2010
A la découverte de la zone humide de Léaucourt
Je profite d'un temps d'inactivité forcée en raison des conditions climatiques hivernales pour vous faire découvrir un coin nature intéressant situé à deux pas de la maison: la zone humide de Léaucourt à Hérinnes, village voisin d'Obigies dans l'entité de Pecq.
Cette zone humide,classée zone Natura 2000 provient d'un ancien méandre de l'Escaut, rectifié en 1956, pour permettre aux bateaux plus longs et de plus gros tonnage de circuler sur le fleuve.
Les intérêts biologiques de cette zone humide sont évidents au niveau de la faune, on y rencontre outre les canards colvert, le héron cendré, le martin pêcheur, le butor étoilé, la rousserole effarvate mais aussi des poissons comme le brochet, la carpe, le gardon et le sandre.
Au niveau de la flore, on y trouve outre les graminées communes à tout milieu humide, le jonc fleuri (butome en ombelle), le potamot aux feuilles larges et flottantes et la nivéole nommée "princesse florale de Léaucourt.
Si le site vous intéresse, une signalisation vous guidera jusqu'à la Maison de Léaucourt, infrastructure communale, siège d'une asbl. chargée de l'animation pédagogique et touristique du site. Celle-ci propose des visites guidées, des initiations aux jeux traditionnels régionaux tels le jeu de boule carréaulée, des concors de pêche, des animations pédagogiques, des promenades le long de l'ancien méandre et sur le Ravel longeant le cours actuel du fleuve.
La ventelle est un ouvrage hydrologique datant de 1905 qui avait pour rôle de ralentir, ou libérer le passage des eaux venant de la grande rigole d'Obigies et du Rieu de Léaucourt. La ventelle a cessé de fonctionner en 1953 lors de l'assèchement des marais. Elle fut restaurée et classée en 1995 par la Communauté française.
Je ne peux que vous inviter à découvrir vous aussi ce petit bout de nature qu'un petit groupe de bénévoles amoureux de la nature essayent de défendre, entretenir et faire découvrir.
Si vous désirez connaître le calendrier des activités liées ce beau coin sauvage, consultez le site La maison de Léaucourt.
Bonne découverte et à bientôt pour d'autres découvertes nature.
Réf.Biblio.: wikipédia.org



